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Le Xinjiang, un désert transformé en ouasis

     “Notre Xinjiang est une belle région ; de part et d’autre des monts Tianshan, on découvre un paysage magnifique……”, ces paroles sont extraites d’une chanson populaire intitulée «Beau Xinjiang» qui était en vogue dans toute la Chine dans les années 50.

     Si l’on n’a pas parcouru le Xinjiang, on ne connait pas les vastes étendues de la Chine. Avec une superficie de 1.660 000 km2, soit le sixième de celle de la Chine, le Xinjiang est quatre fois plus grand que le Japon. Sa frontière longue de 5 600 km est limitrophe avec la Mongolie, la Russie, le Kazakstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde.

     Le relief général du Xinjiang se caractérise par “deux bassins entourés par trois chaînes de montagnes” ce qui fait alterner des montagnes avec les bassins. Au nord s’étendent les monts Altay, au sud les monts Kunlun et au centre les monts Tianshan qui partagent en deux le Xinjiang et donnent naissance aux bassins du Tarim et du Junggar dont la physionomie diffère. Les monts Tianshan, d’une hauteur impressionnante, constituent la plus grande chaiîne de montagnes d’Asie. Le bassin du Tarim, le plus grand de la Chine, couvre une surface de 530 000 km2.
     
     Aux sommets des montagnes majestueuses règne un monde de glace et de neige, auquel on donne le nom de «réservoir solide». En fondant, la neige et la glace convergent pour former des cours d’eaux puissants qui vont irriguer des oasis dans leur partie inférieure. Au Xinjiang, quelque 300 cours d’eau prennent ainsi leur source dans les montagnes : les plus importants sont les rivières Tarim, Yili, Ertix, Manas, etc. Au terme des rivières, il y a une centaine de lacs de différentes dimensions, parmi lesquels les plus connus sont les lacs Ebinur, Bosten, Sayram, Tianchi et Kenas. Graâce à ses montagnes et à ses lacs, le Xinjiang est un lieu particulièrement attirant.

     Le Xinjiang est une vaste région riche en ressources naturelles qui peuvent devenir un trésor exploitable. Les habitants de cette région disent qu’ils n’attendent rien du ciel. Malgré un climat très sec, les cours d’eau et les nappes phréatiques sont abondants. D’après des statistiques en effet, le total des réserves en eau est égal à celui des fleuves Jaune, du Huihe et du Haihe. Ceci permet de cultiver de chaque côté des monts Tianshan 3,30 millions d’hectares et de beaux villages prospèrent au milieu de champs fertiles.

     Le Xinjiang qui est célèbre pour ses melons, ses fruits et son horticulture produit aussi en abondance des céréales et du coton, s entres autures, le raisin du Turpan et le melon de Hami sont connus en Chine qu’à l’étranger. Il y a 80 millions hectares de prairies où paissent des troupeaux de moutons, qui sont le pays du mouton à toison fine et du cheval d’Ili.

    Dans les monts Tianshan s’étendent des forêts vierges sur un millier de kilomètres comme une ceinture d’émeraude enserrant les monts ; c’est là que vivent des oiseaux et des animaux rares et que poussent des plantes médicinales rares…

     Au Xinjiang, les ressources minières du sous-sol sont considérables. A l’heure actuelle, on a inventorié une centaine d’espèces de minerais. Au nord des monts Tianshan se trouve une zone de houille dont les réserves à long terme représentent un tiers de celles de la Chine et sont les plus importantes par rapport aux autres provinces. Il faudra procéder à la mise en exploitation des mines de fer disséminées un peu partout et dont là aussi les réserves sont importantes, des lacs salés et des gisements de sel qui sont assez rares en Chine demandent à être mis en valeur, des métaux non-ferreux, mica, cristal, pierres dures et précieuses. Actuellement, dans les bassins du Tarim, du Junggar et du Tushantuo on a découvert plusieurs champs pétrolifères, dont celui de Karamay qui est considéré comme un joyau de l’industrie pétrolière de Chine.
     
      Appelé Xiyu (Contrée occidentale) dans l’antiquité, le Xinjiang a fait partie intégrante de la Chine voici plus de deux mille ans. En 60 av. J.-C., la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220) y établit une administration officielle. Sous les Tang (618-902), les échanges économiques et culturels entre l’Orient et l’Occident connurent leur apogée. Dans cet endroit où passait la Route de la Soie il reste de nombreux objets anciens et des monuments historiques notamment des figurines funéraires en terre cuite et peintes représentant chevaliers et dames de cour, l’ancienne cité de Gaochang, les grottes aux Mille Bouddhas de Kizil. Le long de la Route de la Soie de chaque côtés des monts Tianshan, les cloches des chameaux ont tinté pendant près de deux mille ans……

     Après la fondation de la Chine nouvelle en 1949, le Xinjiang fut libéré pacifiquement. En 1954, le gouvernement chinois a décidé d’y mettre en garnison des troupes pour garder les frontières et défricher les terres. 105 000 militaires accompagnés des membres de leurs familles sont venus s’installer dans cette région formant le Corps de production et de construction du Xinjiang destiné à tranformer le désert de gobi pour en faire un nouveau Xinjiang. Après plusieurs années d’efforts, ce corps de défricheurs a aménagé de vastes étendues sur le pourtour des déserts de Taklamakan et de Gurbantu¨nggu¨t, ce qui a permis de réaliser dans le nord-ouest de la Chine une merveille appelée la “grande muraille verte et vivante”.

     Dans les années 90, avec la mise en place de la stratégie du développement de l’Ouest de la Chine, le Xinjiang est devenu un front pionnier de l’ouverture. Graâce au soutien du gouvernement central, la construction des infrastructures au Xinjiang a été accélérée. Avec l’achèvement du chemin de fer Beijiang (nord du Xinjiang) et la mise en service de la nouvelle route Asie-Europe, des relations commerciales ont été établies avec les côtes du Pacifique et de l’Atlantique. Graâce à la voie de chemin de fer Nanjiang (sud du Xinjiang), le pétrole et le coton du bassin du Tarim peuvent être transportés sans problèmes vers d’autres régions. A présent un réseau routier de plus en plus dense relie les bases industrielles, les zones agricoles et les villes touristiques célèbres du Xinjiang. Disposant de moyens de télécommunication modernes, les investisseurs peuvent s’informer à temps sur l’évolution des marchés intérieur et extérieur.

     Maintenant, la mise en valeur de l’Ouest est entrée dans une phase active. Le gouvernement de la région autonome ouïgoure du Xinjiang a mis à profit cette chance de développement exceptionnelle pour appliquer une série de mesures qui consistent à renforcer davantage la construction des infrastructures, à accélérer l’exploitation et la tranformation des principales ressources et dans le même temps, attacher une grande importance à la protection de l’environnement, à découvrir et à développer de nouveaux pôles de croissance économique, accroître davantage l’ouverture sur l’extérieur afin d’utiliser efficacement les investissements étrangers et de pouvoir exploiter les marchés national et international.

     Des oasis existent déjà dans les immensités du désert. Au XXIe siècle, le Xinjiang doit devenir encore plus beau et plus prospère.

Urümqi, chef-lieu du Xinjiang.

L'autoroute Urümqi-Turpan.

Vue nocturne d'un champ pétrolifère.

La route dans le désert , vue d'avion.

Une danse des Tadjiks.

Dans une bourse des actions.

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